La vodka et l’aquariophilie
Ce sujet a souvent été débattu sur le forum et quelques précisions sont nécessaires à la compréhension de ce sujet. Comme à l’habitude, je m’adresse à l’aquariophile débutant, puisque ce site lui est réservé. Pour les définitions et les formules compliquées, les sites plus techniques ou les ouvrages traitant de l’aquariophilie récifale, sont plus appropriés.
Il s’agit de diminuer l’accumulation de nitrates et de phosphates en augmentant la teneur en carbone.
Ce processus est utilisé, mais d’une autre manière, dans les dénitrateurs alimentés, le plus souvent, en carbone par du méthanol, processus par lequel des bactéries hétérotopes (capables de se développer à partir de substances issues de tissus vivants) réduisent les nitrates en diazote gazeux en absence d’oxygène et présence d’une source de carbone.
Dans la méthode de la vodka ,on apporte une source de carbone pour stimuler la croissance bactérienne. Cette source de carbone est fournie par l’éthanol contenu dans la vodka. Mais à l’inverse du dénitrateur, ce ne sont plus des bactéries anaérobies mais des bactéries aérobies en suspension dont la croissance est ainsi favorisée.
Cette méthode, utilisée depuis longtemps a permis de déterminer une dose maximale de 10ml de vodka pour 1000 litres d’eau et par jour.
L’apport de vodka doit être progressif et régulier, et l’on doit surveiller ses paramètres et ne pas sur-doser.
Un inconvénient toutefois, le colmatage plus rapide des filtres mécaniques et la nécessité de nettoyer plus souvent votre écumeur.